AgriDATA RDC: Améliorer le rendement agricole grâce aux données ouvertes

Le secteur agricole et alimentaire est confronté à de nombreux défis. Avec environ 821 millions de personnes souffrant de la faim et la population mondiale qui devrait passer à plus de 9,6 milliards d’ici 2050, il y aura une augmentation significative de la demande de nourriture au cours des prochaines années. Dans le même temps, la disponibilité des ressources naturelles est de plus en plus limitée.

L’innovation numérique et l’amélioration des infrastructures peuvent faire partie de la solution. Les technologies numériques créent de nouvelles opportunités pour les petits exploitants agricoles, avec l’adoption des technologies mobiles, des services de télédétection et de l’informatique distribuée améliorant déjà l’accès des petits exploitants aux données, aux marchés, à la formation et au financement.

Une infrastructure technologique relativement faible, des coûts de technologie élevés et de faibles niveaux de compétences numériques dans les économies émergentes notamment en Afrique subsaharienne ont engendré à la fois des défis et des opportunités. Alors que les communautés rurales peuvent sembler avoir été laissées pour compte dans le processus de numérisation ; un investissement ciblé dans des infrastructures appropriées et le développement des capacités leur permettrait de contourner les technologies plus anciennes et de rejoindre la révolution de l’agriculture numérique.

Depuis Février 2019, l’Initiative pour la Gestion des Risques de Catastrophes en Afrique DRM Africa en sigle a mis sur pied un système d’alertes précoces multirisque et orienté vers les communautés exposées aux effets de différents aléas naturels et anthropiques en république démocratique du Congo pour une gestion prospective, corrective et compensatoire des risques de catastrophes.

Gangrenée par l’extrême pauvreté et la famine, la république démocratique du Congo est appelée à mécaniser son agriculture en facilitant les agriculteurs avec l’accès des données sur la météorologie, la qualité du sol, une assistance à temps réel aux ressources agricoles grâce aux technologies mobiles, ainsi que leur facilitation aux engrais chimiques et pesticides.

Généralement, les données existent mais les institutions ou organismes qui les détiennent ignorent leur enjeu pour les producteurs, les chercheurs et les entrepreneurs. Et la solution pour avoir des données accessibles pour tous, c’est la mise en place d’une plateforme collaborative de données ouvertes.

D’où ; la mise en place de la plateforme AgriData RDC ; un portail sectoriel des données ouvertes de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche en république démocratique du Congo.

AgriData RDC est une plateforme créée par l’Initiative pour la Gestion des Risques de Catastrophes en Afrique DRM Africa en sigle, pour la collecte, le traitement et la communication des données agricoles en l’intention des agriculteurs locaux à petite, moyenne et grande échelle.

L’objectif global de AgriDATA RDC est de renforcer la sécurité alimentaire à travers un processus de mécanisation et de numérisation de l’agriculture en république démocratique du Congo.  

AgriDATA RDC sera une plateforme dont les données seront disponibles en accès libre et compte mobiliser un nombre considérable de contributeurs qui feront aussi le pari de mettre les données spatiales et des jeux de données au profit de l’agriculture en république démocratique du Congo.

Elle aide aussi les petits exploitants agricoles en leur fournissant des technologies mobiles, des services de télédétection et de l’information distribuée pour améliorer leur accès aux données, aux marchés, à la formation et au financement.

AgriDATA RDC sera composé ;

  1. Une plateforme SMS ; permettant de procéder à la vulgarisation, les conseils agricoles, l’information sur les marchés, la collecte des données, la diffusion d’informations et conseils agro-climatiques et météorologiques, ainsi que d’autres alertes s’inscrivant dans le cadre du système d’alertes précoces multirisques.
  2. Un centre d’appel téléphonique en langue française ainsi que les quatre langues nationales,
  3. Un Data Center ou plateforme web dédiée aux informations agricoles. Une base des données itinéraires de produits vivriers, fruits et légumes, etc. à la disposition des encadreurs techniques, étudiants, professionnels de l’agriculture, etc.
  4. Etc.