Enquêtes d’évaluation du niveau de preparation des populations du Nord et Sud Kivu aux catastrophes

Les dernières inondations causées par les pluies torrentielles ayant frappée la ville d’Uvira au mois d’Avril 2020 et les éboulements de terrain ayant endeuillé la population de Bukavu au mois de Juin en province du Sid Kivu – le tout dans un contexte de la pandemie de la Covid-19 ; ont exposé le faible niveau de préparation des communautés et gouvernements locaux aux catastrophes. Cette incapacité à anticiper l’explosion des phénomènes tant naturels qu’artificiels accentue la vulnérabilité dans toute la sous-région. 

La république démocratique du Congo et plus précisément les provinces du Nord et Sud Kivu sont exposée à plusieurs aléas compris ; les tremblements de terre, glissement/éboulement des terrains, inondations costales et riveraines, gaz méthane et dioxyde de carbone, conflits et fragilité, etc.

Depuis 2015 et sous l’appui financier du PNUD, la république démocratique du Congo s’est doté d’un plan national de réduction des risques de catastrophes ayant résulté de la création de toute première plateforme nationale ad hoc et décomposée en plateformes provinciales. Ce plan est un complément d’autres plans nationaux adoptés précédemment, exclus ceux des acteurs non étatiques notamment ;

  • Plan d’action pour la gestion des risques de catastrophes en RDC de 2011 conçu par la division des operations d’urgence de l’organisation des nations unies pour l’agriculture FAO en sigle,
  • Plan d’action du gouvernement de 2016
  • Politique général du Zaïre sur les catastrophes naturelles de 1994,
  • Etc. 

En dépit de ces politiques et plans, la RDC connait toujours des calamites diverses. Ces calamites déciment des vies humaines et détruisent l’environnement. Comment comprendre que les politiques gouvernementales de gestion et les plan d’actions des ONGs ne permettent pas de faire face à ces risques environnementaux et de lutter, de manière durable, contre les catastrophes naturelles et d’origine anthropiques en RDC ? Quelle approche de gestion durable de ces risques et catastrophes est-il possible d’envisager dans ce pays ?

Quoique depuis la mise en place de la plateforme nationale de reduction des risques de catastrophes certaines avancées significatives d’ordre non opérationnelles aient été consenties en matière de prévention contre les risques, force est de constater plusieurs lacunes d’ordre opérationnelles sur le terrain y compris ;

  • La faible capacité de mobilisation des communautés locales et rurales par les plateformes provinciales,  
  • Manque de coordination des acteurs clés dans la gestion prospective, corrective et compensatoire des risques,
  • Et absence d’un mécanisme d’alertes précoces multirisque efficace, aléas-centré et orienté vers les éléments vulnérables exposés aux risques de catastrophes pour protéger les communautés de risques pour anticiper les effets néfastes de catastrophes.

Depuis sa création par l’organisation CongoInThePicture en 2017, l’initiative pour la gestion des risques de catastrophes en Afrique DRM Africa en sigle, milite pour une approche participative de gestion des risques et où, les populations exposées aux risques joueraient un rôle majeur dans le processus d’atténuation des effets/menaces liées aux multiples aléas avec qui elles vivent ensemble. Nous sommes aussi convaincus que seuls les populations exposées sont porteurs d’une solution durable dans la gestion des risques pour une meilleure resilience et relèvement après les catastrophes – d’où leur integration dans le processus de gestion des risques.  

C’est pour cette raison qu’à partir de ce lundi 17 Aout 2020, dans le cadre de son processus de mise en place, dans des zones à risque identifiés, des moyens de surveillance, d’alerte et d’intervention orientés vers les communautés locales exposées et ainsi ; améliorer et renforcer le système d’alertes précoces, l’initiative pour la gestion des risques de catastrophes en Afrique DRM Africa en sigle va tester et évaluer le niveau de préparation des populations vulnérables vivant à l’est de la république démocratique du Congo aux catastrophes naturelles à travers un projet d’enquêtes. Cette étude s’inscrit aussi dans le cadre de sa contribution et soutien à la plateforme nationale du RRC en matière de gestion des risques pour le développement durable.

« Responsabiliser les communautés locales la réponse et la preparation aux catastrophes naturelles et anthropiques »

Barrage erigees par des habitants de Kasenga a Uvira pour freiner les eaux de rivieres inondees

L’objectif global de ces enquêtes est de renforcer la résilience communautaire aux aléas naturels et anthropiques à travers les travaux de monitoring et de documentation sur le terrain pour une meilleure gestion des risques de catastrophes au niveau local et national.

Les activites de ce projet ont pour but essentiellement ;

  • D’évaluer le niveau de preparation des populations locales vis-à-vis de catastrophes naturelles à travers la collecte des données et tester leur niveau de connaissance en identification, analyse des risques et préparation aux catastrophes,
  • De renforcer leurs capacités en identification et analyse des risques, préparation et gestion des risques de catastrophes.
  • Et de plaider pour la mise en place d’un cadre permanent de concertation entre les citoyens et leurs autorités locales au niveau de la base pour une gestion des risques inclusive.

« Atteindre plus de personnes vivants dans des zones à risques »

Recuperation des biens menagees apres des inondations a Uvira RDC

Après la conduite du projet, nous espérons trouver le résultat suivant ;

  • Collecter les données sur les populations locales et tester leur niveau de connaissance en identification, analyse des risques et préparation aux catastrophes
    • Plus de 800 personnes en villes d’Uvira, Bukavu et Goma sondées/ciblées et échantillons collectées,
    • Une dizaine de cas/thématiques analysées,
    • 5 aleas couverts,
    • Inspiration de plusieurs success stories détectées parmi les sondées,
    • Etc.
  • Renforcer leurs capacités en identification et analyse des risques, préparation et gestion des risques de catastrophes.
    • Les capacites de plus de 800 personnes vivant dans les villes d’Uvira, Bukavu et Goma renforcées en identification et analyse des risques, preparation et gestion des risques de catastrophes,
    • La matière apprise utilisées par les personnes vulnerables,
    • Etc.
  • Plaider pour la mise en place d’un cadre permanent de concertation entre les citoyens et leurs autorités locales au niveau de la base pour une gestion des risques inclusive.
    • Prise de conscience par toutes les parties prenantes sur la nécessité de la mise en place d’un cadre de concertation permanente,
    • Prise d’engagement de la population dans le processus de reduction des risques de catastrophes au niveau des foyers,
    • Etc.

Le résultat de ces enquêtes nous permettra de renforcer le système d’alertes précoces multirisque en cours d’élaboration et sera publié prochainement sous forme de blog, des donnees spatiales et des data sets.

Le projet utilisera plusieurs méthodes de collecte et analyse des donnees notamment ;

  • Conception et méthode de collecte des donnees

La méthode d’enquête quantitative et la conception de cette dernière seront utilisées pour évaluer le niveau de connaissance et attitudes vis-à-vis des risques de catastrophes. Ces dernières seront participatives et les donnees collectées à partir d’interviews de face à face avec des répondants sélectionnés à l’aide des questionnaires des émissions radiophoniques, et recherches et sondages sur internet.

  • Analyse de donnees

L’analyse des donnees sera fait de la manière suivante ;

  • L’analyse descriptive sera faite sous forme de la fréquence, le pourcentage et les means.
    • Les donnees seront présentées sous forme des tableaux de fréquence, des cross tabulations, des charts,
    • L’analyse des donnees sera fait à l’aide des logiciels tels que SPSS et Microsoft Excel.

Ces enquêtes se dérouleront dans les villes d’Uvira et Bukavu en province du Sud Kivu, et cette de Goma en province du Nord Kivu à l’est de la republique démocratique du Congo en dates du 17 Aout au 20 Septembre 2020, et cibleront les habitants vivants dans des zones à risques notamment ; les cotes lacustres et riverains, le collines et montagnes, les quartiers spontanés, les habitants vivant sur le bassin versant des volcans, etc.

Elles seront financées par l’organisation CongoInThePicture ainsi que des appuis divers de plusieurs acteurs locaux.

Ouverture des frontières de la RDC, devrions-nous craindre l’explosion de contaminations liées à la Covid-19 ?

En date du 21 Juillet 2020, le président de la république démocratique du Congo Son Excellence monsieur Felix Tshisekedi a signé une ordonnance portant sur la levée progressive de l’état d’urgence instaurée au mois de Mars en réponse à l’augmentation des cas liée à la pandémie de la Covid-19 à travers le pays. Cette levée prévoyait un calendrier de reprise des plusieurs activités socio-économiques fermées ayant débuté par l’ouverture des places publiques notamment ; bars, restaurants, hôtels, marchés, etc. en date du 22 Juillet, l’ouverture des activités académiques et des aéroports le 03 Août et repoussées jusqu’au 10 de ce mois, et à la fin ; l’ouverture des frontières prévue ce lundi 15 Août 2020.

Au moment où les deux premières étapes de cette levée suscitent d’inquiétudes quant à la gestion des mouvements de la population, la dernière étape qu’est l’ouverture des frontières risquerait d’aggraver la situation et susciter plus d’inquiétudes si des mesures préventives efficaces ne seraient pas prises. Plusieurs scenarios restent à craindre notamment ; la nouvelle explosion de la pandemie à travers le pays.

Etant donné que tous les pays ayant levée cet état d’urgence connaissent une vague de nouvelles contaminations ayant poussé à ces dernières de réimposer des mesures de réconfinement de quelques villes pour certains (Brésil, Venezuela, Chine, etc.), et la simple obligation du port des masques pour d’autres (France, Royaume Uni, Canada, etc.) ;

  • L’instance de riposte serait-il capable de faire face à une explosion de la pandemie en RDC ?
  • Quelles seraient les politiques sanitaires à mettre en place pour mieux contrôler le mouvement des populations dans toute la toute la sous-région ainsi que dans des ports, aéroports et frontières terrestres ?
  • Devrions-nous craindre une explosion de nouvelles contaminations à travers le pays ?

Nous vivons dans une période cruciale où l’humanité doit choisir entre l’économie et la santé. Les deux étant interdépendantes, il sied mettre en place des stratégies efficace capables faire balance entre ces deux aspects sociaux de cette humanité pour une meilleure interaction et un relèvement efficace.

Les donnees statistiques de la pandemie prouvent une forte capacité de riposte du pays dans un contexte du manque des moyens financiers et logistiques

Source stopcoronavirus.cd

Depuis sa mise en place, l’équipe de riposte fait l’objet de plusieurs critiques d’ordre stratégique et opérationnel de la part des populations fatiguées de rester inerte au nom d’un état d’urgence ayant déjà causé des répercussions négatives au même moment dans le panier de la ménagère ainsi qu’aux recettes publiques. Au moment où certains pays sont déjà en récessions économique suite aux mesures de confinement, la republique démocratique du Congo dont plus de 70 pourcent de recettes dépendent de l’activite minière (Selon les statistiques de l’initiative pour la transparence des industries extractives ITIE et banque Mondiale) peine à couvrir toutes les dépenses publiques y compris ; le retard léger dans la paie de la fonction publique, la gratuité de l’enseignement de base, etc.

Cependant, malgré de multiples annonces des centaines de millions de dollars Américains par les bailleurs de fonds internationaux pour la riposte de la pandemie de la Covid-19 au bénéfice de la RDC, il a été signalé plusieurs problèmes d’ordre financiers au sein même de l’instance chargée de la riposte contre de cette pandemie notamment ; des mois d’impayement des agents de l’équipe chargée de la riposte. Cette annonce aurait été fait à plusieurs reprises par le ministère de la sante et l’Institut National des Recherches en Biologie INRB. La mauvaise gestion du mince fonds décaissé par le gouvernement central en faveur des activites de riposte est venu ajouter un point sur le i quant au manque de moyens financiers

En dépit des moyens financiers et logistiques limités, l’équipe de la riposte est restée égale à elle-même en terme d’efficacité en matière de la gestion de la pandemie. Résultat, sur le cumul de plus de 9000 cas de contaminations enregistrés au mois d’Aout, plus de 8000 ont été déclarés guéris avec plus ou moins 250 décès et le tout, pour une population estimée à plus de 80 millions d’habitants.

Avec la levée de l’état d’urgence et l’ouverture des frontières, le renforcement des mesures de contrôle des mouvements transfrontalières, portuaires et aéroportuaires revêtent d’une importance au risque de compromettre le bon résultat qu’a déjà enregistrée le pays si des mesures sérieuses et ad hoc ne seront pas prises. Ces mesures devraient être accompagnées par l’implication et contribution de toute personne vulnerable dans ce processus.  

Une politique sanitaire garantissant le transfert d’information pandémique et l’interopérabilité dans les efforts et processus de riposte au niveau regional.

La coopération régionale en matière d’échange d’informations pandémiques et expérience s’avère être l’une des approches les plus envisageables dans la mitigation des risques de contamination au niveau de la sous-région. Sans cette dernière, la période de riposte de cette pandémie paraîtrait encore longue. Avec ses 9 pays voisins qui l’entourent, la RDC connait risque des contaminations au niveau des frontières plus haut.

Pour exemple ; la frontière Congolo-Rwandaise dite « Petite barrière » en ville de Goma capitale de la province du Nord Kivu où selon les statistiques provinciales, enregistrerait plus de 80.000 passagers quotidiens. D’autres points d’entrée frontaliers notamment ; le Beach Ngobila reliant Kinshasa et Brazza ville du Congo d’en face, Kasumbalesa dans le Haut Katanga, Ruzizi dans ville de Bukavu ainsi que le poste frontalier de Kavimvira reliant la republique démocratique du Congo au Burundi enregistrent aussi un mouvement considerable des va-et-vient.

D’où, l’adoption des strategies opérationnelles coordonnées au niveau regional voire continental pour contrôler les mouvements de population à travers ; le transfert d’informations pandémiques et leur interopérabilité. Cette exercice plus délicate au niveau pratique et nécessite des interventions suivantes ;

  • Diagnostique obligatoire de tout passager : le processus de diagnostique de la maladie de la Covid-19 doit s’effectuer dans chaque pays de provenance et de destination du passager. Cette diagnostique doit se faire aux instances de riposte choisies dans chaque pays suivi de l’octroi d’une attestation de diagnostique à la personne ayant suivi le test. Cette attestation sera considérée comme une nouvelle piece à présenter aux frontières, ports et aéroports et doit avoir une duree de validité de deux semaines.
  • Respect des gestes barrières : les mesures sanitaires et de distanciation sociale doit être renforcées au niveau local et le port de masque devenu obligatoire.
  • Partage des donnees et intervention des nouvelles technologies : les gouvernements de pays frontaliers doivent partager des donnees statistiques sur non seulement sur la situation clinique dans leurs pays respectifs, mais aussi sur les personnes diagnostiquées. Ceci permettrait de vérifier l’authenticités des documents en possession des passagers. Pour ce faire ; une base des donnees mise à jour sur les mouvements de personnes ainsi que leurs identités devrait être mise en place. L’objectif de cette banque de donnees serait de surveiller tout mouvement de personnes ainsi que leur état clinique.
  • Creation d’un programme national de lutte contre la Covid-19 comme déjà fait avec le VIH/Sida.

Devrions-nous craindre une explosion des cas liées à la Covid-19 après l’ouverture des frontières ?

Frontiere Petite barriere en ville de Goma

Plusieurs experts de l’organisation mondiale de la sante fustigent l’incapacité des systemes de sante Africains à faire la pandemie de la Covid-19. Le scepticisme de cette agence des nations unies s’expliquerait par plusieurs facteurs d’ordre structurel notamment ; le faible investissement des Etats dans leur système de santé dépendant en major partie aux appuis financier et logistique extérieurs, manque du personnel experience en matière de gestion d’une épidémie/pandemie et le manque d’infrastructures sanitaires adéquates.

Pour ce qui est de la Covid-19, des avancées significatives ont été consenties par les Etats en matière de contrôle et mitigation des risques de nouvelles contaminations dépit d’une forte dépendance à l’expertise extérieure. Des mesures déjà prises y compris ; la distanciation locale, le port de masques et le lavage permanent des mains sont suffiront pour faire face à la pandemie si et seulement elles sont appliquées d’une manière rigoureuse et l’implication de tout le monde. L’integration d’une approche technologique dans le contrôle des mouvements de la population viendrait accélérer ce processus et renforcer la collaboration régionale dans la surveillance tout mouvement de la population.

Quoique la crainte d’une explosion des cas liees à la Covid-19 reste gravée dans la mémoire collective, seule la capacité du pays à y remédier suffit pour calmer les esprits de plus sceptiques.

En conclusion, il serait de tout le pays si ce dernier créait un programme national de lutte contre la Covid-19 comme on l’a fait avec la maladie du VIH/Sida. Ce programme serait chargé d’assurer la gestion de risques liees à cette pandemie – ceci serait possible si et seulement si, la communauté Congolais prenait conscience du danger permanent que constitue cette maladie et un peu de volonté politique.

Promouvoir l’ouverture des données statistiques en RDC

Le samedi 09 mars 2019, la ville de Goma, située à l’Est de la République Démocratique du Congo, a abrité les assises de l’atelier de sensibilisation sur l’ouverture des données statistiques. S’inscrivant dans le cadre de la célébration de la journée internationale ‘’OpenDataDay’’, cet atelier est le premier du genre dans le pays et a permis aux participants de découvrir ce nouveau concept. 

Organisé avec le soutien de la communauté d’Afrique Francophone des données ouvertes (CAFDO), l’atelier avait pour objectif de sensibiliser plus de 50 acteurs locaux venant des services étatiques, de la société civile ainsi que des institutions académiques, sur l’ouverture des données statistiques, et de renforcer la capacité des participants sur la production des données, l’utilisation des outils de collecte des données ainsi que la mise en place d’un portail des données ouvertes.

Les statistiques sont un élément important, référentiel et catalyseur du développement d’un pays. Avec l’apparition des données ouvertes, ces dernières doivent être mises à la disposition du public afin de servir comme outils de référence des instances de prise de décision pour un développement durable en République Démocratique du Congo. Cette conviction évoquée par monsieur Kashindi Pierre, animateur de l’atelier et Co-fondateur de l’initiative des données ouvertes Demokrasya a suscité un sentiment de curiosité parmi les participant sur le concept des données ouvertes.

Deux outils de collecte des données ont été proposés et présentés à l’audience notamment ;  Open Data Kit ODK et FrontLineSMS ainsi que leurs fonctionnalités. Les difficultés d’installation et d’utilisation ont été passées en revue.

Quant à la mise en place d’un portail Open Data, M. Kashindi a évoqué le fonctionnement d’un Système de Gestion des Données « Data Management System », ainsi que les difficultés d’installation de ces outils sur un serveur distant. Dans ce chapitre, l’outil web DKAN « la version Data de Drupal »  a été présentée à l’audience.

Au courant de ces présentations, l’animateur a défendu l’utilisation de ces outils pour rendre ouvertes les statistiques du pays tout en expliquant l’intersection entre les statistiques et le concept des données ouvertes. Selon Mr. Kashindi, les données ouvertes complètent le processus de production et de dissémination des rapports statistiques et s’avèrent être la toute dernière étape de ce processus.

‘’Résoudre la problématique du manque des données statistiques du pays’’

Après différentes interventions et analyses, de nombreux participants ont soulevé la question du manque criard des données dans le portail web de l’Institut National des Statistiques de la RDC. Pour le délégué de la direction provinciale de l’Institut National des Statistiques INS, avec le lancement du recensement général des entreprises du pays en cours, l’INS sera en mesure de publier les données statistiques actualisées du pays.

« Compte-tenu du concept que vous nous évoquez aujourd’hui, il serait plus qu’impératif que les données statistiques de la République Démocratique du Congo soient à disposition du grand public, pour permettre à la communauté tant nationale qu’internationale de s’enquérir de la situation socio-économique du pays pour une meilleure prise de décision et booster les investissement dans le pays», lança un des participants à cet atelier.

Félicitant les organisateurs de l’atelier, le délégué du gouverneur de province a émis le vœu de voir la République Démocratique du Congo bénéficier de ces outils pour un gouvernement ouvert et a encouragé les organisateurs à dupliquer des ateliers sur les données ouvertes partout dans le pays.

En marge de l’Atelier, d’autres initiatives des données ouvertes ont été annoncées par Demokrasya notamment la remise en ligne d’un portail des données électorales de la période allant du 28 novembre 2018 au 30 Mars 2018. Interrompue pour des raisons sécuritaires, la publication de ces données reprendra en partenariat avec la Commission Électorale Nationale Indépendante CENI RDC.

Congo Music Check : Lutter contre la désinformation en milieux artistiques

Depuis l’avènement des outils numeriques et les nouvelles technologies de l’information et de la communication, les efforts de démocratisation de la parole ont connu des avancées considérables. Ces avancées en matière de la liberté d’expression ont favorisé l’émergence de libération de la parole ayant bouleversé et impacté toutes les activites socio-économiques et humanitaires dans le monde y compris dans le domaine artistique. Désormais, personne ne peut se vanter d’avoir le monopole de la parole.

Avec l’arrivée des plateformes numerique de facilitation de la libération de parole et d’interactions, nombreux sont ceux dont leur vie dépend exclusivement de ces outils numeriques et parmi les exemples, nous pouvons citer le monde artistique.

En republique démocratique du Congo tout comme partout dans le monde, il est désormais facile de communiquer ses produits artistiques (musique audio, videos, posters, campagnes, concerts, etc.) à un large éventail d’internautes mélomanes éparpillées à travers le monde à seulement un click de clavier. D’autres artistes parviennent même à gagner des fonds grâce à l’utilisation des plateformes sous-traitantes (YouTube, Bandcamp, Spotify, Apple Music, etc.) pour vendre leurs œuvres en ligne moyennant quelques pourcentages de commissions soutirées en avance.

L’utilisation de ces nouvelles technologies pour libérer la parole et s’exprimer n’a pas seulement des avantages. Avec l’arrivées de ces outils, plusieurs défis majeurs restent à relever dans le domaine artistique selon M. Kashindi Pierre, expert en TIC et agent de développement durable notamment ;

  • Résurgence de la désinformation : les fakenews découlant de la création des faux comptes affectent considérablement plusieurs artistes. Et suite à la proliferation des fausses publications par des particuliers dans les réseaux sociaux au nom de certains artistes de renom, ces derniers investissent des sommes considérables pour démentir et démanteler les réseaux d’internautes « plagieurs ». D’autres artistes et leurs sponsors subissent des lynchages verbaux relatant des faits mensongers.
  • Manque du contrôle de l’information : il est difficile de contrôler toutes les informations en ligne et sur les medias traditionnels au nom de la liberté d’expression. Lors de la creation d’un compte sur les serveurs des plateformes de la GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), ces derniers exigent la lecture des termes et conditions d’utilisation avant tout ; ce dont les internautes ne font pas. Même s’ils le faisaient, ceci ne garantirait en aucun cas la prise en considération l’éthique et la bonne conduite sur l’utilisation de ces dernières.
  • Problèmes de l’authenticité et de la source de l’information : chaque information publiée en ligne a une source bien precise. Cependant, l’officialisation d’une information non officielle pour entacher la réputation d’un artiste ainsi que d’autres raisons stratégiques ont poussé plusieurs artistes à créer leurs comptes personnels. Mais comment détecter le compte officiel d’un artiste à celui créé par un particulier ? La creation des initiatives de fact checking partout au monde ont permis de réduire drastiquement la portée et les effets directs d’une désinformation. Mais ces processus suscitent un intérêt minime ou quasi inexistante vis-à-vis du monde artistique.
  • Etc.

S’attaquer aux abus de la liberté d’expression en ligne pour en éradiquer a été et restera toujours un long processus tant que le numerique se perfectionnera davantage – et c’est à nous de savoir surmonter les défis y relatifs et aussi savoir comment nous y prendre conclut Mr. Kashindi Pierre.  

D’où, la creation d’un cadre idéal contre la désinformation en milieux artistiques

Partout en republique démocratique du Congo, les artistes tant de renommé local, national et international continuent de subir les effets directs de campagnes de la désinformation de la part de leurs détracteurs. Certains artistes plus vulnerables voient refusés de contrats, leur carrière musicale prendre fin et s’effriter suite à une fausse information à leur égard. D’autres par manque d’espace d’expression, manque d’opportunités et suite à la détérioration de leur réputation, auraient pris la voie noble d’auto-isolation de la scene artistique.

La creation d’un cadre anti fakenews réunissant toutes les parties prenantes du monde musical à travers le pays notamment ; les artistes, les chroniqueurs musicaux, les sponsors ainsi que les medias autour de la lutte contre la désinformation revêt d’une importance capitale à l’heure du tout digital. Ces genres de cadres ont plusieurs avantages que d’inconvénients notamment ;

  • Aux artistes : de regagner la confiance de leur ‘’fan base’’ et redorer leur image auprès de la communauté résultante de son developpement financier.  
  • Aux chroniqueurs musicaux ; en publiant des informations vérifiées, neutres et authentiques,  
  • Aux sponsors et manageurs ; en ayant une idée globale sincere sur un artiste,
  • Etc.

La creation de l’initiative Congo Music Check  

Congo Music Check est la toute première initiative de fact checking orientée vers le monde artistique. Créée dans le cadre de la promotion des œuvres artistiques, CMC en sigle est une collaboration entre artistes, les medias et les monde managérial autour de la lutte contre la désinformation grandissante au sein du 7e art. les activites de l’initiative Congo Music Check se focalisent sur ;

  • La verification des faits sur les artistes, les medias et le monde managérial,
  • Le developpement d’une industrie musicale locale plus lucrative qu’avant,
  • Et la promotion et la facilitation d’une communication triangulaire Artistes-Medias-Managers/Sponsors pour un developpement inclusif.

Promotion du Fact Checking orienté vers les artistes,

Congo Music Check procède à la collecte des donnees et rumeurs sur terrain et en ligne, les analyse et les confronte avec l’artiste/manageur/chroniqueur ciblé à travers des émissions radio, video, et web.

Developpement de l’industrie musicale locale

Le developpement de l’industrie musicale locale a toujours été un sujet préoccupations de nombreux acteurs locaux. Comparativement à capitale Congolaise Kinshasa, l’industrie musicale dans le reste du pays peine à décoller. Selon plusieurs sources interrogées, ceci fait suite à plusieurs facteurs notamment ; le manque d’un environnement propice au developpement d’art en general. Cet environnement serait caractérisé par ;

  • Absence d’un mécanisme de promotion de l’industrie musicale locale,
  • Absence des mécanismes de respect des droits d’auteurs,
  • Tendances solitaires dans la promotion de l’industrie musicale locale,
  • Asphyxie du marché local au profit du marché extérieur de plus en plus puissant, expérimenté et diversifié,
  • Etc.

A cet effet, Congo Music Check attend au premier abord, créer un mécanisme de consommation locale et puis l’étendre au niveau international. Ceci serait possible grâce à creation d’un cadre collaboratif entre artistes, medias et sponsoring.

Creation d’une collaboration triangulaire pour le developpement de l’industrie musicale locale

L’une des causes du non décollage de l’industrie musicale locale est le manque d’un cadre collaboratif entre les artistes, leurs promoteurs ainsi que le corps managérial.

A cet effet, Congo Music Check attend adopter une approche plus collaborative à travers la mise en place d’un cercle triangulaire Artistes-Medias-Corps managérial pour sortir l’industrie musicale locale du trou profond dans lequel il est plongé. L’initiative tends à valoriser et promouvoir le role chaque composante de ce cercle triangulaire pour un résultat satisfaisant à tous et où chaque composante y trouverait son compte

En conclusion, une initiative de fact checking orientée vers le monde musicale comme Congo Music Check se veut comme une initiative ;

  • Des artistes/Medias/Corps managérial
  • Pour les artistes/Medias/Corps managérial,
  • Et par les artistes/Medias/Corps managérial

Blog rédigé par Rachel Kiyungi

DE L’EAU POUR LUTTER CONTRE LA PROPAGATION DE LA COVID-19

3 milliards de personnes n’ont pas accès aux installations de base de lavage des mains dans leur maison et près de 1 milliards de personnes de plus ont un accès limité à l’eau Pendant la #COVID19 cela met les communautés en danger.En 2017., 785 millions de personnes n’avaient pas accès aux services d’eau potable de base.

Dans 80 % des ménages qui n’avaient pas de source d’eau potable sur le site, les femmes et les filles étaient exclusivement responsables de la collecte d’eau.Dans les pays touchés par des conflits, les parties belligérantes ont ciblé les systèmes d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH), affectant des millions de Cela expose les communautés à un risque accru de maladies évitables, notamment le choléra et les maladies diarrhéiques.Maintenir les droits de l’homme à WASH, logement et énergie.

L ‘ eau est un droit humain.′′ Reconstruisons-nous. Laissez-nous nous rétribuer. Réutilisons-nous, car c’est peut-être le rappel le plus approprié de ce pour quoi nous devons nous battre dans le système multilatéral ′′-Mia Motley#FromThePandemicTo2030#FeministsWantSystemChange#HLPF2020#WomenMajorGroup#Goma#Kivu#DRCongo

GLISSEMENT DE TERRE À BUKAVU : LE BILAN S’ALOURDIT

7 personnes englouties par la terre et 8 autres grièvement blessées, tel est le bilan révisé d’un éboulement de terre qui s’est produit dans la journée de ce lundi 20 juillet à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu.

D’après la société civile locale jointe par la rédaction de lesvolcansnews.net, le fait s’est produit pendant que les victimes creusaient une des parcelles sur avenue Saio dans le quartier Nderendere dans la commune d’Ibanda.

Cette structure citoyenne ajoute que ce bilan a été revu à la hausse après les fouilles qui se sont poursuivies toute la journée.

Toute en compatissant avec les familles éprouvées, la Société civile noyau d’Ibanda invite les services de l’État qui interviennent dans l’octroi des parcelles à Bukavu de tenir compte de site non appropriés.

De son côté, le gouverneur du Sud-Kivu Théo Ngwabidje Kasi a ordonné l’ouverture d’une enquête afin d’établir les responsabilités et déférer rapidement les coupables devant la justice.

Sources: Le Volcan News

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